

CONCERT de Gala
Direction: Rolf Schumacher
18 septembre 2010, 20h00
Universalle /Châtel-St-Denis
19 septembre 2010, 17h00
Podium /GUIN

Etienne+CRAUSAZ%2C+compositeur
Etienne CRAUSAZ commence la musique à l’alto, à l'âge de 11 ans. Après une formation d’enseignant primaire à l’Ecole Normale, il débute en 2002 des études professionnelles de tuba à la Haute Ecole des Arts de Berne, dans la classe de Guy Michel. Il a obtenu en 2006 le diplôme d’enseignement avec mention très bien, et en 2007 le diplôme de concert avec mention avec distinction. Il poursuit actuellement ses études à la Haute Ecole des Arts de Zürich dans la classe d’Anne-Jelle Visser pour l’obtention d’un diplôme de soliste.
Etienne CRAUSAZ collabore de temps à autre en tant que remplaçant avec l’Orchestre de Chambre de Lausanne ainsi qu’avec l’Orchestre Symphonique de Berne. Il se produit régulièrement en concert au sein de plusieurs ensembles de musique de chambre, notamment avec Les Tubadours (quatuor de tubas).
Parallèlement, Etienne CRAUSAZ compose et arrange pour diverses formations. Plusieurs ensembles ou associations lui ont déjà passé commande (L’Ensemble de Cuivres Euphonia, La Concordia de Vétroz, La Société Cantonale des Musiques Fribourgeoises, L’Association Suisse des Musiques, etc.). Il possède une trentaine d’œuvres à son actif.
Etienne CRAUSAZ dirige également la société de Musique L’Appel du Manoir de Gruyères ainsi que le Chœur mixte de Chapelle-Gillarens, et enseigne à l’Ecole de Musique de Le Mouret.
Contes et Légendes fribourgeois
I. La sorcière Catillon
Catherine « Catillon » Repond, surnommée la Touâscha ou la tordue à cause d'une bosse, est née en 1663 et vécut avec ses deux soeurs à Villarvolard. Plusieurs anecdotes circulant à son sujet façonnèrent le mythe de la sorcière Catillon.
On raconte notamment qu'un jour , un violent orage éclata autour du Moléson. Le ciel s'empourpra alors des lueurs d'un vaste incendie et tous les torrents roulèrent des flots de flammes. Les éléments se déchaînèrent violemment et soudain, le sommet du Moléson apparut sous l'aspect d'un volcan et l'on vit Catillon, entourée d’affreux démons, s'agiter joyeusement dans un tourbillon de nuages enflammés. Ce groupe endiablé arracha un énorme rocher du versant de la montagne qui roula à travers le pâturage du Petit-Moléson, écrasant les plus belles vaches. Il continua à bondir et à rebondir jusqu'à ce que la main du Seigneur l’arrête net et définitivement. La Pierre-à-Catillon est encore là aujourd’hui, reconnaissable à des figures en relief qui ornent ses faces : ce sont les empreintes laissées par la sorcière et par ses compagnons infernaux.
Catillon fut jugée pour sorcellerie et brûlée en 1731 à Fribourg. Elle fut la dernière victime des superstitions populaires.
II. Le Chalamala
Comme de nombreux seigneurs de l’époque, les comtes de Gruyères aimaient rire et s'amuser, et s’offraient les services de bouffons pour égayer les fêtes données au château.
Le plus célèbre et le dernier histrion des comtes fut le mime Gérard Chalamala qui était un « tsamala » joueur de flûte. Surnommé « Girard la flûte », il se paraît de ses habits de fol, tenant sa marotte à la main et portant un bonnet à grelots lors des fastueux soupers à la cour. Sa mimique et ses bons mots faisaient rire les plus taciturnes et il glissait souvent parmi ses bouffonneries quelques paroles pleines de bon sens.
Chalamala mourut en 1349.
III. Le comte Michel
Le comte Michel fut le dernier comte de Gruyères. Croulant sous les dettes, essayant par tous les moyens de les rembourser, il fut contraint, malgré ses efforts, d’abandonner le comté aux cantons de Berne et Fribourg.
Ayant reçu le message qui lui annonçait sa déchéance, il fuit dans la nuit et le froid ce beau pays qu’il ne revit jamais.
Marié avec la comtesse Madeleine de Miolans, on raconte que le comte Michel préférait la Belle Luce, dont la beauté était très renommée dans le pays.
Même si sa fin fut triste et tragique, on vint en foule assister à la Messe de Requiem célébrée par son frère dans l'église de Gruyères. Aujourd'hui encore, son souvenir occupe une place privilégiée dans le coeur des Gruériens.
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